2016/09/16


 

On pourrait faire une liste de toutes les choses qu'on aime retrouver avec la rentrée. De toutes les choses aussi qui nous préoccupent dans le monde "qui va". Les mots des artistes servent à cela, à faire entendre d'une autre façon, les émotions et les histoires intérieures face à la grande machinerie de l'information en continu.

Comment s'y retrouver et comment y retrouver les oreilles qui nous prêtent attention. Le public est un confident intime, inconnu, mystérieux, qui nous sert de boussole pour le chemin et de lune à atteindre dans la nuit de l'Histoire.

Pour moi, cela passe par l'écriture, la parole et le jeu sans cesse recommencés, réenvisagés ré-imaginés... Après un été de stages et de spectacles en juillet, dont la participation au festival andalou "ETNOSUR", la rédaction de mon livre "Des contes à régler" (ouvrage mi-théorique mi-romancé) prend tout mon temps.

J'en suis à la dernière ligne droite, sa publication devrait s'effectuer avant la fin d'année. (Editions Atelier Baie à Nimes).

Déjà des rendez-vous spectacles s'annoncent fin septembre, avec la sortie en diffusion de mes "Histoires Aléatoires" en duo avec la chanteuse-violoncelliste Gaëlle-Sara Brantôme. Puis le reprise de mes autres spectacles pour le dernier semestre 2016 et premier semestre 2017: Sans les Mains et en danseuse, Pepito Solo, 7 LOst en la Mancha, Le Carnaval des Animaux.

Une soirée exceptionnelle le 5 novembre au théâtre de Chevilly-Larue "Ondes de Choc" en directe et en radio, avec Floriane Pochon au son, et la participation de conteurs et conteuses sur l'idée du bivouac et du voyage.

En début 2016, premières résidences du spectacle " Le conteur fait son cinéma", qui sera crée en mai au festival Les arts du Récit à Grenoble.

En mars, je travaillerai en partenariat avec Julie Métairie et l'association "Autre Monde" sur un projet avec des migrants autour de la langue française, en préfiguration d'une écriture sur ce thème en 2018.

Pour moi, ces différents axes forment un tout, avec le labo de Chevilly-Larue en collectif de formation, l'accompagnement de jeunes artistes, les recherches formelles sur l'écriture et le jeu. Il s'agit toujours de réengager l'oralité comme une écriture à part entière pour tenter de dire le rêve et la parole partagée dans une prise en compte des "histoires" du monde, en gardant l'idée intacte qu'il puisse changer en mieux.

Ce ne sont que des mots, mais leur dimension grandeur nature dans leur rencontre avec le spectateur, peut, j'en suis convaincu, donner des ailes à notre liberté de regarder la vie.

Pépito Matéo